L'Herboristerie pratique — 6 min · 2026-04-18
Trois infusions pour traverser la nuit
Tilleul pour les pensées, verveine pour le cœur, camomille pour le ventre : le trio de mon herboristerie du soir, et comment le préparer vraiment.
Une infusion n'est pas un sachet jeté dans une eau bouillante. C'est une extraction, un temps, une intention. Voici les trois tisanes qui partagent mes soirées depuis des années, choisies pour ce qu'elles apaisent, pas pour ce qu'elles promettent.
Le tilleul - pour les nuits où les pensées tournent. Une cuillère à soupe de bractées séchées, eau frémissante, dix minutes sous couvercle. C'est le couvercle qui compte : sans lui, les huiles essentielles s'envolent avec la vapeur, et il ne reste qu'une eau triste.
La verveine odorante - pour les cœurs serrés. Celle que je cultive sur la terrasse, dans un pot de terre cuite. Elle aime le soleil canarien et rend un parfum de citron sauvage. Cinq feuilles fraîches par tasse, huit minutes.
La camomille - pour les ventres inquiets, les enfants, les veilles de voyage. Matricaire, pas camomille romaine : les capitules bien ouverts, une eau à 90 degrés, et la patience de laisser la tasse tiédir entre les mains. L'infusion commence avant la première gorgée.
Écrit à Tenerife, entre deux marées.